VIIe siècle

600

# – L’année de la tourmente pour la cité beauceronne. Clotaire II croise sur sa route Thierry II, roi d’Orléans et de Bourgogne, l’un des petits-fils de Brunehaut, le poursuit mais abandonne finalement pour s’en retourner sur Chartres qu’il assiège. Les habitants de la ville sortent à peine de graves épidémies qui ont endeuillé à l’extrême la cité qui vit mal ce siège, affaiblie qu’elle est. Heureusement l’évêque Béthaire aurait pris certaines initiatives pour tenter de juguler une situation compromise. Néanmoins, n’ayant aucune commisération envers la population éprouvée par toute cette adversité, le nouvel assaillant force la ville à se rendre malgré une résistance héroïque . Les habitants ne font qu’un pour tenter de juguler les forces ennemies. Thierry prend l’initiative de faire détruire l’aqueduc qui amène l’eau dans la ville. Assoiffés, la population n’a qu’une ressource : cesser le combat. Le vainqueur promet aux habitants d’avoir la vie sauve. Les habitants croient en cette promesse. Que nenni, il s’agit d’une feinte, et dès que les portes des remparts s’ouvrent, les assiégeants s’engouffrent, passent au fil de l’épée les habitants hommes ou femmes et enfants, avec sévices préalables. Un pillage en règle s’en suit. Seul Béthaire, évêque de Chartres sauve sa peau si l’on peut dire, en subissant une vexation humiliante à souhait. Clotaire le fait lier de la tête au pied, et oblige l’ecclésiastique à se mettre à genoux avec une corde autour du cou, reliée à une énorme pierre qu’il doit tirer dans des conditions dantesques. Ainsi alourdi et humilié, il va devoir se trainer jusqu’aux pieds de son vainqueur. Il doit alors prononcer les signes de son allégeance à l’autorité de ce roi régional qui le libère, sans doute impressionné par l’attitude de ce religieux qui n’a pas hésité à prélever le trésor de son église en échange de quelques Chartrains chanceux et prisonniers. Dans un geste d’humanité, il lui rend le trésor, mais le fait exiler en Bourgogne, une des terres de ce roi où l’évêque déchu meurt vers 623.

# Une phase de relative tranquillité permet à la région de se reconstruire en ces premières années du VIIe siècle. La Beauce est soumise à un découpage infra-civitas- tem qui mène au pagus. De futurs villages vont naître à partir de cette organisation qui voit se mettre en place de nombreuses communes issues du pagus Carnonitus( Chartres), Dunensis (Dreux), Dunensis (Dunois) pour ne citer que les principaux sites. De même Belsia (Beauce) ; et Perticus (Le Perche) étant alors des Pagi Il faudra néanmoins attendre plus de trois siècles avant que la réelle physionomie de la ville en devenir prenne ses marques autour des cités phares. L »origine du mot Thymerais apparait lorsque Thierry III, roi d’Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne, donne ce territoire à Théodomer, prince mérovingien. Le pays est dénommé Theodemerensis, c’est-à-dire territoire de théodomer, puis abrégé en Themerensis, et francisé en Thymerais. – Fondation du monastère Saint-Père-de-Chartres prenant le nom par la suite de Saint-Père-en-Vallée.

# Saint Lomer a été abbé au diocèse de Chartres, et cellérier chargé des provisions. Voulant aider les pauvres, il se fit ermite et vivre dans la solitude pour mieux prier. Parcourant la terre du Perche, il put se fixer, et faire d’une cabane, son église. Un jour des voleurs voulurent le dépouiller, il retourna sa situation précaire à son avantage, si bien que ses agresseurs devinrent ses apôtres. Il fonde une communauté avec un monastère dénommé Bellomer qu’il quittera, laissant sa gestion à ceux qui l’accompagnaient. Il reprend son chemin de piété, et s’installe à proximité de Chartres, et fit construire le monastère de Saint-Lomer-le-Mouhier, de nos jours église du Pas Saint Lhomer. Papole, évêque de Chartres, voulut mieux connaître saint Lomer. Hélas le saint homme malade ne pourra être secouru, et meurt en odeur de sainteté. Inhumé dans un cimetière proche de Saint-Martin-en-Vallée, sa dépouille fut l’objet de tentatives d’appropriation en raison des miracles dont le corps du saint homme semblait accorder à qui venait demander d’intercéder en sa faveur. Les Chartrains durent s’incliner devant les demandes de religieux notamment de Corbion (Belgique), et ne purent conserver son lieu de sépulture alors même qu’ils en avaient fait leur protecteur de Chartres. En vain, à leur tour. Des restes qui connurent bon nombre de transferts pour mettre à l’abri le saint homme, les invasions devenant une menace. Son parcours aurait cessé en 874 à Blois pour se retrouver au monastère de Saint-Lomer qui lui était dédié. Mais en 1567 une invasion huguenote saccage la sépulture. Quelques Bénédictins pourront néanmoins s’approprier quelques restes qu’ils supposèrent être ceux du saint homme

613

# Règne de Clotaire II, roi de l’ensemble du royaume franc.

625

# – Maire et gouverneur du Palais de Bourgogne, Godin est assassiné à Chartres , alors qu’il se rendait à Orléans. Soupçonné de vouloir tuer le roi Clotaire II, sur une dénonciation,Godin est convoqué par le monarque dans la cité beauceronne sous un prétexte quelconque, ce qui n’étonne guère Godin dans la mesure où il veut présenter amende honorable. Il est surpris en plein banquet par plusieurs hommes armés et passé au fil de l’épée. Sa mortpermet au roi de rassembler les états de Bourgogne.

650

# Théodoric de Bourg, un Burgonde semble-t-il, assiège Chartres. Heureusement l’évêque fait appel aux seigneurs pour repousser l’assaillant.

656

#  – Règne de Clovis II, roi des Francs et lignée des rois fainéants.

673

# – Childéric , roi des Francs (Il semble qu’un Thierry III ait été également roi – anarchie propre au peuple franc) 679/691 avec Thierry III, roi des Francs 687 . Les Neustriens passent sous le pouvoir des Austrasiens, et Pépin de Héristal bat Bertraire, majordome de Neustrie, et s’empare de son  » royaume  »

632

# – règne de Dagobert 1er, roi des Francs à l’origine de l’unité du royaume franc dans lequel s’inscrit Chartres comme entité.

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